Félicitations à la Casquée Amélie Vantomme 3ème au Championnat de France MTB 2010 dans la catégorie des + de 30 ans et 6ème au Championnat d'Europe, quelle classe.
Merci au site http://photo-evenement.net pour les photos
vendredi 27 août 2010
Par Laurent Devoyon le vendredi 27 août 2010, 14:37 - Hors stade
Félicitations à la Casquée Amélie Vantomme 3ème au Championnat de France MTB 2010 dans la catégorie des + de 30 ans et 6ème au Championnat d'Europe, quelle classe.
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samedi 21 août 2010
Par Laurent Devoyon le samedi 21 août 2010, 14:32 - Hors stade
L'esprit d'équipe... C'est des mecs qui sont une équipe, ils ont un esprit ! Alors, ils partagent ! Coluche
C’est ainsi que ce vendredi 20 août 2010 en arrivant au Mans, nos quatre équipiers du je porte 1 casque.com débarquaient d’un seul et même bloc dans l’antre mythique du circuit Bugatti. Magali, Marcel, Laurent et Jean-Denis, les yeux écarquillés, émerveillés tels des gosses devant un des plus beaux jouets qu’il leur ait été donné de voir. Une vraie équipe avec une volonté commune : « en profiter et terminer le mieux possible ». Après avoir installé la tente des « casqués » dans le village des exposants, nous sommes allés récupérés nos dossards. Chemin faisant, nous avons bien essayé d’approcher le lieu de nos futurs ébats, mais en vain, la sécurité veille ; tout juste avons-nous pu apercevoir l’arrière des gargantuesques tribunes et le haut du pneu Dunlop. Malgré tout quelques frissons et la chair de poule, de quoi bercer nos rêves. Retour à l’hôtel et dans une pizzeria où nous en profitons pour revoir la tactique d’équipe ; dans la journée, c’est une heure chacun et à partir de 23h ce sera 1h30, jusqu’au lendemain… simple dit le boss, tout comme la technique : « tu prends ton relais, tu rentres sur la piste, t’attends le bon groupe et tu t’accroches au wagon… facile ». Allez, maintenant que nous voilà rassurés, au lit. Samedi matin, réveil dès potron-minet et là pas de retardataire, pour aller sur le circuit. A tel point, qu’en arrivant enfin dans notre paddock, le N° 22 (ce n’est pas moi qui ai choisi…), nous sommes les premiers ; nous avons donc le temps de nous installer, mais la première idée (un seul esprit… c’est marqué en haut) c’est de nous précipiter au bord du légendaire circuit ; aujourd’hui, il est pour nous. Ce sanctuaire de l’automobile va accueillir dans ses courbes voluptueuses, sur sa fameuse montée du pneu Dunlop (600m à 3,5% quand même…à la fin ça use) des engins cosmopolites inhabituels, sur deux roues, aux châssis carbonés aux moteurs humains. Ce sera deux jours inoubliables. De grands moments à savourés pleinement, sans rien en perdre ; comme je ne sais plus qui disait : « les heures de bonheur on les a pour la vie, mais les heures perdues, on ne les rattrape jamais ». D’autant, qu’en fait de 24 heures, c’est plus long, car tout commence dès notre arrivée à 08 heures. Mais, revenons à notre installation, elle fut sommaire (pas la tête à ça), nous la peaufineront (façon « capharnaüm ») tout au long de la journée. Neuf heures, nous partons donc joyeux, plein d’allant et insouciants pour une reconnaissance des 4185m du circuit. Nous en profitons bien, car dès que ce sera parti, à fond, la tête dans le guidon, ce ne sera plus le moment d’apprécier le paysage. Retour au paddock et c’est la longue attente qui commence. Quatorze heures et comme, j’ai la chance d’être le premier, je me dirige vers le lieu de rassemblement des équipe, au bout des stands ; c’est de là que par groupe nous partons derrière une voiture ouvreuse pour faire un tour de chauffe (comme les grands). Un grand moment de béatitude. De retour sur la ligne droite d’arrivée, en fait en l’occurrence de départ, nous sommes accueillis par la foule enthousiaste, les tribunes me semblent pleine, un vrai plaisir. Je repère Laurent et me dirige vers lui pour tendre mon vélo. C’est lui qui va me le tenir pendant le départ façon 24H du Mans. La tension monte, je traverse la piste pour prendre ma place. Ca crie, ça hurle, ça chante, tout se mélange, anxiété et excitation réunies… puis ce sont les hymnes. Il fait chaud, très chaud, encore plus chaud, mais peut-être est-ce l’imminence du départ…avec Laurent, nos regards se croisent ; un bref échange chargé d’estimation et d’estime (toujours le même esprit)…et puis tout à coup c’est le départ… je suis même surpris. C’est une cohue qui s’apparente plutôt à l’effort dépouillé d’écoliers se précipitant dans la cour de récréation, s’élançant au même signal à celui qui atteindra le premier le mur d’en face. Là, chacun enfourche sa machine et s’ensuit une grande envolée au coude à coude qui aura le mérite de se déliter au fil des tours ; il ne manquait que le vrombissement des moteurs… sinon c’est pareil que dans mes souvenirs, sauf que là je suis acteur. Après, c’est une succession de tours de manège où vont se succéder nos cyclistes ; tour après tour, heure après heure, d’aucuns ne voudront céder ces quelques moments de délices sur une asphalte faite de moquette grise. Pourtant certains arriveront à « chopper » le « pompon » et se verront octroyer quelques tours de plus.
Mon relais terminé, je rentre dans l’aire de transition (pas plus de 20km/h) pour passer le bracelet (puce électronique) à Marcellou. Ce dernier, pressé d’en découdre, inquiet et ému, comme à chacun de ses « starts », méticuleux avec les chiffres et avec son matériel, s’élance dans la grande messe du Mans comme un séminariste impatient de prononcer ses vœux dans la grande cathédrale du circuit Bugatti. Las et contraint par la tactique mise en place, il accompli son heure et tandis que l’enivrant carrousel des cyclistes processionnaires suit son cours avec ses trémulations tétanique à l’approche du pneu Dunlop, notre Marcellou passe son relais à notre pédaleuse de charme Magali. Elle n’était pas venue en robe de bal pour faire tapisserie, mais bien avec sa tenue « casquée » pour entrer dans la danse « manselle » sans s’en laisser compter. Sa moyenne horaire au-delà des 31km/h en est la preuve.
C’est donc le charme casqué qui son heure accomplie lançait sur la piste Laurent (le boss), notre « sanglier » sigeanais (pardon pour l’irrespect, mais depuis l’incident de la combi… !!!) qui déboule, la barbe naissante et la pédalée assurée, sur le billard du Bugatti, derrière de curieux essaims de cyclistes aux postérieurs râpés par les heures de selle (malgré la crème assos) essayant de retrouver ceux de sa ruche. C’est ainsi qu’au fil des relèves, la nuit est tombée. Mais, nous n’aurons pas le loisir de caresser l’ambition de sommeiller au fond d’un matelas bien douillé… quoique !!! il en fut qui trouvèrent parfois un état de réceptivité ou cet objet accueillant et moelleux pris la part belle. C’est vrai que le boss, au moment du départ a dit : « ça va ronfler »
Mais, le moment le plus difficile, c’est toujours le matin, au réveil. Là ce fut le dimanche entre 9 et 11 heures et pour tous les quatre (toujours le même esprit). Le manque de repos, la piste écrasée par le soleil, un classement bien établi, en fait une certaine monotonie. Comme l’a dit Paul Morand : « les coureurs se succédaient, monotones comme les feuilles du calendrier, avec leur gros numéros noirs épinglés dans le dos ». Heureusement, à la lumière des efforts consentis, l’exaltation d’une fin proche et d’un exploit bien abouti font renaître une réelle effervescence au fil des minutes, se transformant en fièvre et en explosion de joie tant dans les tribunes que sur la piste.
Les romains affirmaient que chaque heure blesse et que la dernière tue. Notre Lolo a tenu à prouver le contraire. C’est sûr que celles qui ont précédées ont laissées des traces et faisaient présager une fin tragique. Il n’en fut rien, tel le phénix, dans le semi-délire des derniers tours, sous les hourrahs… et les encouragements, il repartait de plus belle, nous gratifiant même d’un sprint victorieux sur la ligne d’arrivée… l’exemple quoi. C’est fini, déjà… !!! au résultat 200 tours, 170ème sur 359, mais aussi des échanges fraternels avec Fred du CYCLE MAGAZINE et ses copains, avec ceux de ST GEOURS (super le melon et la bière…) et tous les autres. Une telle course est totalement différente de tout ce que j’ai connu, ici c’est une effort qui introduit l’aventure d’un groupe (d’un esprit) dans la performance et l’anecdote dans le résultat.
J’aurais encore tant de chose à dire, mais c’est déjà trop long ; pour le reste, vous n’avez qu’à vous inscrire pour 2011, vous ne le regretterez pas.
Avant de conclure, j’aurai une pensée pour celle qui nous a accompagnés, la gardienne du temple (de la tente casquée) et qui elle aussi a accompli ses 24 heures (et même ses tours sur la piste, mais en voiture), notre journaliste et photographe Catherine.
J’en finirai donc comme je l’ai commencé, par une citation, mais ce coup-ci de Françoise Dolto : « Tout groupe humain prend sa richesse dans la communication, l'entraide et la solidarité visant à un but commun : l'épanouissement de chacun dans le respect des différences. »
Félicitation également à Eric et David pour leur 2ème très jolie place.
vendredi 20 août 2010
Par Laurent Devoyon le vendredi 20 août 2010, 15:33 - Hors stade
Depuis maintenant deux années et à l’initiative de Vincent Laroche un des organisateurs du Tour du Limousin la Tente Casquée ainsi que les membres du Team sont présent sur cette belle épreuve. Cette année l’association c’est vu remettre un casque en porcelaine. Merci à tous les pros pour leurs disponibilités et l'accueil qu'ils donnent à notre action. Merci à tous pour votre magnifique accueil.
mercredi 11 août 2010
Par Laurent Devoyon le mercredi 11 août 2010, 14:48 - Cyclosportive
Eric a remporté ce matin une nouvelle fois la montée d'Oz en Oisans en 21'10" ce qui constitue le nouveau record de la montée.
Eric : « La chaleur était écrasante pour une épreuve très sympathique où l'occasion est donnée aux vacanciers de la région de se mesurer entre eux. La montée fait 7.5km pour 590m de dénivelé »
dimanche 18 juillet 2010
Par Laurent Devoyon le dimanche 18 juillet 2010, 14:23 - Cyclosportive
Bien qu’étant le 18 juillet, les participants à l’Etape du Tour Mondovélo entre Pau et le Tourmalet peuvent attester que c’était le vrai jour de l’Ascension. Jugez du peu : « 181,5 km et 5359 m de dénivelé positif (à mon Garmin) avec trois cols de légende au programme, Marie-Blanque, Le Soulor et le Tourmalet. Le « bon Dieu » ne voulant pas être en reste, avait sorti ses beaux atours et nous prodiguait d’un ciel bleu et d’un soleil rayonnant de milles feux.
En voyant tout ce monde rassemblé un peu avant sept heures, on peut dire que le Tourmalet fait recette. Nous étions 10 000 au départ et il n’y eu qu’un seul vainqueur au sommet : « l’ancien professionnel du Team Ekoï Jean Christophe CURRIT, en 06 heures ». Pour ma part, faisant mien le vieil adage « qui veut voyager loin, ménage sa monture », je décidais de quitter la ville royale au petit trot. Ainsi, dès les premiers kilomètres, je voyais passer des « tgv multicolores » fonçant tout droit vers l’enfer ; parmi eux les randonneurs narbonnais pressés semble t’il d’en finir. Mais avant d’atteindre le boyau d’Oloron, il fallait escalader une côte de 4ème catégorie et une multitude de « talus » insidieux et usants. C’est d’ailleurs dans cette portion que je retrouvais mes camarades audois, un peu moins décidés d’en découdre. Et c’est ainsi qu’au bout d’un peu plus de 50 km à travers les coteaux béarnais que nous attendait en entrée de notre copieux menu du jour le col de Marie-Blanque. Mais, pas de crainte, je savais à quoi m’attendre pour y être passé au mois de juin et dans le froid et sous la pluie. C’est donc sereinement que je gobais les quatre kilomètres à plus de 10% et passais au sommet avec sérénité.
Suivait la descente vers la vallée de l’Ouzom, faite sans précipitation et qui permettait de voir des rassemblements de cyclistes. De quoi y trouver son bonheur et aborder en bonne compagnie le plat de résistance de la journée, le col du Soulor (12km à 7,9% de moyenne en arrivant à Ferrière). De ce côté, je ne l’avais jamais escaladé et j’ai sans nul doute sous-estimé le pouvoir d’érosion de cette montée aux multiples escaliers qui d’étage en étage mène à plus de 1400m. Aussi, c’est l’indigestion qui m’attendait, les premières pentes et les premiers lacets furent désastreux. Scotché à la route, rejoint, dépassé, le coup de pédale se faisait de plus en plus lourd à l’image de l’environnement ambiant. Doutant de mes capacités, présumant mes faiblesses, je décidais de monter à ma main sans m’occuper du reste. Enfin, pas des panoramas grandioses qui s’ouvraient à moi. Et la vue du cirque de l’Aubisque absorbait finalement mes doutes me permettant de retrouver certaines sensations à l’approche du sommet. Et de deux... Restait à descendre, jusqu’à Argelès Gazost et à bien se restaurer au dernier ravitaillement avant de remonter la vallée vers Luz et aborder la montée finale. Et quel final « 19km à 7,9% de moyenne » ; on n’a pas ça dans les Corbières. Le tout avec un goudron suintant, le même soleil de plomb, pas d’ombre, les kilomètres accumulés et les pentes terribles du Tourmalet, en guise de dessert. Un morceau d’anthologie. Contrairement au Soulor, je n’ai pas eu de baisse de régime et j’ai réussi à maintenir un rythme, peu soutenu il est vrai, mais suffisant pour me permettre de repasser pas mal de concurrents. Il faut dire que cette dernière portion a été cruelle pour bon nombre d’entre eux, recherchant sans cesse un peu de fraicheur, de l’eau et quelques instants de répit.
Le dernier ravitaillement pris, les neuf derniers kilomètres furent un moment très fort. Dans cette nature aride, désolée et navrante, aux flancs imberbes et aux lacets éternels, j’avançais mètre par mètre, au milieu des encouragements. Que de monde, tente, mobil-home, calicots, cloches, vuvuzellas, cris et un sommet envahit par une foule d’arrivée d’étape de Tour de France. Des frissons m’envahissent, oublié les défaillances, le soleil torride, ne reste plus que cette ligne d’arrivée étincelante et l’impression d’avoir accompli une tâche surhumaine. Temps net 09h00’00 (faut le faire) d’effort et une 2777ème place. Reste maintenant, les souvenirs. Les paysages somptueux, la succession des grands cols qui transforme les cyclistes en cordée alpine (plutôt pyrénéenne) à l’infini. Dessus, dessous, chenille multicolore qui progresse vers un seul but, celui des sommets olympiens. Chacun se charge de prestige à la recherche d’un moment éphémère où au son des bips finaux la chenille, passe de chrysalide à papillon. Le cycliste y devient un demi-dieu, différents des mortels, de ceux qui l’acclament de l’autre côté des barrières. Une grande ivresse et un grand moment de bonheur en haut de ce grand col des « tourments ». Au final, même si je n’étais pas au top, ce fut une étape fantastique un grand chantier, une belle organisation sur une route sécurisée, privatisée et beaucoup de bénévoles et de public au service des coureurs.
Vivement l’étape 2011
dimanche 11 juillet 2010
Par Laurent Devoyon le dimanche 11 juillet 2010, 15:05 - Triathlon
Aucun terrain de jeu n’arrête les membres du Team casqué. Magali et Laurent ont donc représenté avec courage l’association lors de la 2ème édition du Triathlon des Angles.
Magali n’ayant peur de rien c’est lancé sur le LD format Half : 1.9 kms dans l’eau 88 kms à vélo et 21 kms en course à pied. La nation étant un des points forts de Mag, tout c’est bien passé. Le parcours vélo très vallonné autour du lac de Matenale c’est fait au courage car le dénivelé et la chaleur n’ont rien arrangé. Une fois dans ses joggings Mag a dû gérer ces gros orages venu des sommets. Félicitations car elle n’a rien lâché.
Pour Laurent se fût une découverte totale pour son 1er CD : 1.5 kms dans l’eau 46 kms de vélo et 10 en course à pied. Il est sorti bien que mal de l’eau en gérant l’effort et surtout le stress du 1er départ. Une foi sur la bicyclette il c’est régalé en reprenant doucement quelques concurrents dans les cols. La sanction arriva lors de la course à pied, sans entrainement et avec un belle bosse au milieu du parcours les kms fut long très long. Laurent « cette 1ère expérience est génial et il est certain qu’avec un peu plus d’entrainement je reviendais gouter à cette magnifique ambiance du Tri »
samedi 3 juillet 2010
Par Laurent Devoyon le samedi 3 juillet 2010, 22:25 - Cyclosportive
4h40 du matin. Ça y est c'est le jour J, 7 mois que j’attendais cela, 7 mois aussi que je la redoutais.
Cette dernière semaine a été compliquée à gérer à cause notamment d'un problème de cadre, qui m'a contraint à le remplacer dans l'urgence. J'attaque donc cette Marmotte, cette première Marmotte, avec un cadre neuf, réglé du mieux possible mais un cadre avec lequel je n'ai pu faire que 4h de vélo. C'était ça où prendre le risque de partir avec un cadre fissuré.
Je rentre dans l'inconnu. C'est ma première cyclo de (haute) montagne. Je me suis fixé un objectif, très ambitieux: finir en moins de 8h29. Pour arriver à cela il ne faudra subir aucune défaillance. Je me dis aussi que le plus important est de finir. Si par contre je dépasse les 10h, je serai très déçu.
Un rapide petit déjeuner et j'enfile ma tenue « Je Porte un Casque »
Le rendez-vous avec Eric est donné à 5h45 sur le parking de l’hôtel, à Rochetaillée. En arrivant je découvre le père d'Eric en train de remplacer la chambre à air d'une des roues. Il vaut mieux que ça arrive maintenant.
6h00. Nous prenons la route de Bourg d'Oisan à une allure très tranquille, juste de quoi réveiller les muscles.
6h40. Je croise Laurent L et Laurent G à l'entrée du sas de départ. J'ai l'esprit un peu loin de la course pour l'instant car ma femme vient de m'annoncer que la voiture « déconne » de nouveau. Il ne manquait plus que cela. Il va falloir que j'occulte cette donnée dans quelques minutes: il faut que je sois concentré à 100%.
7h00. Je suis dans le sas depuis quelques minutes, au milieu des hollandais, espagnols et autres italiens. Je n'entends plus parler français. Ambiance incroyable. Pour le moment je suis plutôt détendu, bien plus qu'a mon habitude. Mon coeur bat à « seulement » 95 puls. Un coup d'oeil au compteur de mon voisin italien me montre que ce n'est pas le cas de tout le monde...
7h05. On est pas encore parti et là je commence à stresser véritablement. 110 puls.
7h10. Ça y est ! C'est parti pour 174km et 5000m de dénivelé. Les premiers kilomètres sont avalés à grande vitesse, et j'essaye tant bien que mal de m'abriter le plus possible. Dans les lacets du barrage du Verney, j'entends mon prénom. Je lève la tête vers le lacet du dessus et je vois Eric en train de me faire signe, bien placé comme il se doit en tête de peloton.
Le début du Glandon se fait au milieu de la foule, et il faut parfois slalomer pour avancer. Je monte bon train, surement même un peu trop vite trop vite. Laurent G me dépasse en m'encourageant. Au fil des kilomètres le peloton s'étire pour ne former que de petits groupes.
Une petite descende très sinueuse et pentue rompt la monotonie de l’ascension. Je m'étonne de suivre et même doubler quelques coureurs dans celle-ci, moi qui suis un piètre descendeur. Les rampes, qui arrivent après, sont dures et je peine à retrouver mon rythme. La forêt qui nous abritait jusqu'alors disparaît pour laisser place d'abord au vide, puis à de verts alpages. Je savoure cet instant en regardant le paysage magnifique. Que la montagne est belle.
Un carrefour : nous prenons à gauche. Il y a beaucoup de spectateurs, majoritairement hollandais pour nous encourager. Je sais que le sommet approche et je relance en danseuse. Un coup d'oeil à mon compteur: 1h44. Premier doute. Je sais que je viens de monter beaucoup trop vite. Au moins 10 minutes plus vite qu'il n'aurait fallu. J'espère que cela n'aura pas de conséquences pour la suite. En tout cas pour le moment tout va bien.
Je m'engage prudemment dans la descente que l'on m'a annoncé comme un peu difficile. La vue est bien dégagée et les virages bien que serrés ne sont pas piégeux. J’accélère un peu sans prendre de risque. Peu à peu la forêt vient de nouveau assombrir la route. La circulation automobile, dans les deux sens se fait de plus en plus présente. La route n'est pas en très bon état. Ces trois ingrédients réunis font que je me sens moins à l'aise. Néanmoins peu de cyclistes me doublent et au détour de quelques lacets je vois qu'ils sont une dizaine dans ma roue. Je ne dois pas si mal descendre que cela.
Quelques dos d’ânes bien marqués nous mènent au tapis de chronométrage de Sainte-Marie de Cuines. La route s’aplanit. La première descente a été correctement négociée, je suis satisfait. La chaleur commence à se faire sentir. Je sais que la vallée de la Maurienne est longue et je pense à m'alimenter et à boire. Les hollandais prennent la direction des opérations. Point d'eau je m'arrête pour remplir les bidons. De l'eau fraiche ça fait du bien, mais mon groupe est déjà loin. Je roule seul un petit moment. La sensation de rouler sur une autoroute est désagréable. Les voitures me frôlent. Une horde de hollandais me dépasse et je m'accroche au wagon. J'ai du mal à suivre l'allure mais le pied du télégraphe est déjà en vue.
Ce col est censé être le plus facile de la journée, pourtant je n'arrive pas à prendre un rythme convenable. Je me fais doubler de toute part. Désormais il fait très chaud, et mes bidons se réchauffent aussi vite qu'ils se vident. A quelques encablures du sommet, la circulation automobile et cycliste est arrêtée par un feu rouge, bien gardé par la gendarmerie. Je passe au feu orange. Ouf ! Il s'en est fallu de peu pour que j'attende un second tour...
Le sommet du télégraphe est atteint après 4h d'efforts, et je me sens déjà bien émoussé. La seconde partie de la Marmotte risque d'être délicate à gérer. Le temps de remplir les bidons, d'échanger 3 mots avec Laurent L qui vient d'arriver à son tour, et me voilà déjà dans la rapide et courte descente vers Valloire. A peine de quoi récupérer.
A la sortie de la bourgade, une crampe m’électrise la cuisse droite. Je suis arrêté net. J'en mord le câble de dérailleur qui sort des cocottes ! Un hurlement plus loin je repars, très inquiet. C'est la première fois que cela m'arrive. J'avais décidé de faire l'impasse sur le ravito mais je préfère y faire une petite halte. Des bananes, j'en mange quelques morceaux, je crois me souvenir que c'est un fruit anti-crampes. Les barres de céréales que j'avais emportées ayant du mal à passer à cet instant, je prends aussi un morceau de pain et une portion de camembert.
Je repars au même instant qu'une hollandaise qui donne un rythme qui me convient bien. Je prends la roue. En tant normal, j'aurais pris mon quota de relais mais là, en désespoir de cause, je fais le rat. D'ailleurs je ne suis pas le seul à la vue du petit troupeau qui nous suit. J'ai mal aux jambes, je ne me sens pas super bien et je me fixe pour objectif de tenir ce groupe jusqu'à Plan Lachat. Trop ambitieux, je lâche à la vue du chalet.
Nouvel arrêt pour remplir mes bidons d'eau fraîche, juste avant d'entamer la seconde partie du Galibier, la plus difficile. Le soleil est masqué. L'air est plus frais. Je repars en essayant de maintenir une vitesse à 2 chiffres. Un chalet propose la vente de Beaufort pour 13,95€. J'y ferai bien une halte gastronomique... Quelques gouttes de pluie viennent s'écraser. Cela fait du bien mais j'espère que cela ne va pas durer. Je redoute les descentes sur routes humides. L'averse très légère n'aura duré que 5 minutes.
Soudain une nouvelle crampe m’irradie la cuisse gauche et m'oblige à un nouvel arrêt juste à hauteur d'un camping-car stationné là. J'hurle de douleur. Le brave type du camping-car se précipite et me propose de l'eau fraîche. Je discute quelques instants, il tente de me remotiver. Le reste de l'ascension ne sera qu'une suite de crampes et d'arrêts. Le sommet du Galibier devait être magique avec ses paysages enneigés, ses ruisseaux qui traversent la route... Il sera un enfer.
Encore quelques mètres et j'atteindrai le toit de la Marmotte. « Un petit sourire » me demande le photographe, je lui réponds «elle va pas être belle celle-là ». J'ai le moral à zéro.
Nouvel pause au ravito des chasseurs alpins. Il y a foule. Je dois envoyer un message à ma femme pour lui dire que je viens d'atteindre le Galibier, afin qu'elle puisse estimer mon heure d'arrivée: « 13h30, je suis au galibier, je suis pas certain de finir ». Nouveau remplissage des bidons et je me jette dans la descente, après avoir mis les manchettes. Manchettes qui deviennent très vite inutiles car le soleil est bien présent de ce coté du col.
Virages propres comme à l'entraînement: extérieur, corde, extérieur, relance. Impec. Je double de nombreux coureurs je me sens bien mieux. Le lautaret: la stèle Henri Desgrange, la bergerie qui m'a t-on dit est en rénovation depuis plusieurs années.
La pente est moins raide et il faut désormais pédaler pour avancer, de nouveau on me double. Je m'accroche à un petit groupe. Très vite les tunnels dont le premier est très mal éclairé. Je n'ai plus la présence d'esprit d’ôter mes lunettes. Je subis. La chaleur est étouffante. Je ne regarde plus le paysage, juste la roue de celui qui me précède. Petite bosse je décroche puis je m'accroche au groupe suivant.
Les panneaux annoncent Bourg d'Oisan, et je me demande si je vais tenter l'ultime ascension. Une ligne droite, une route plane. Un hollandais mène le petit groupe. Je suis en seconde position et je n'ai ni l'envie ni la force de prendre un relais. On roule à allure correcte. Soudain, le hollandais tourne dans un parking pour un ravitaillement « pirate » privé. Je me retrouve en tête. Je décide de rouler un peu en espérant un coup de main, mais personne n'est en mesure de le faire. Je finis par me relever, la vitesse chute, personne ne veut rouler pour autant. Il en sera ainsi pendant les deux derniers kilomètres qui nous mènent au pied de l'Alpe d'Huez.
Je tourne à droite, dernier ravitaillement: un verre de coca, un morceau de banane, une compote. Je tergiverse: je monte ou je ne monte pas ? Je prends le téléphone: « Je suis au pied de l'Alpe, j'essaye de monter mais je ne suis pas certain d'y arriver », « Fais comme tu peux, si tu as le moindre problème je vais te chercher ». Je raccroche en pestant d'avoir oublié de demander la place d'Eric qui doit être arrivé depuis bien longtemps.
L'Alpe d'Huez est difficile en temps normal, mais avec 160km dans les pattes, et une chaleur aussi intense qu'aujourd'hui je me demande comment je vais bien y arriver. Virage 21, ça passe, virage 20 aussi. Le compte à rebours est en route. La vitesse est lente, 7 ou 8 km/h. Beaucoup de cyclistes sont arrêtés, allongés. J'ai l'impression qu'il y a plus en difficulté que moi. Je me mets debout sur les pédales, 9 km/h ... 10 km/h ... 0km/h/ : je suis de nouveau à l'arrêt : crampe.
Le reste de l’ascension ne sera qu'une succession de crampes.
Les premiers bâtiments de l'Alpe d'Huez sont en vue, plus que 2 kilomètres avant la délivrance. La photographe me dit « voilà qui est mieux » lorsque je trouve la force de me mettre en danseuse.
Plus que 200 mètres : « il est là! il est là ! C'est David ! ». Eric, Stéphanie, Lola et Gaël m'accueillent pour le dernier effort. J'arrive à faire un semblant d’accélération pour franchir la ligne d'arrivée un peu avant 16h00 (9h23 temps officiel sans la descente du glandon qui était « neutralisée »), 8h44 de roulage.
« Plus jamais », les nerfs lâchent et je pleure. Je suis allé au bout de moi-même.
48h après cette première et difficile marmotte, j'ai déjà tiré un bilan, et je pense connaître quelques pistes de travail pour la Marmotte 2011. Et oui je ne vais pas rester sur ce demi échec, non !!
samedi 26 juin 2010
Par Laurent Devoyon le samedi 26 juin 2010, 19:23 - Cyclosportive
Jusqu’en 1988, cette course cycliste professionnelle a été remportée par de célèbres coureurs comme Anquetil, Vanspringel, Duclos Lassalle entre autres. Elle se pratiquait derrière une Derny. Depuis elle s’est ouverte aux amateurs, et ces mordus de la petite reine viennent mettre à l’épreuve leur force physique, leur capacité mentale à gérer l’effort sur du long terme. Le TC Guyenne, club organisateur, propose trois formules: cyclotouriste en moins de 60 h, randonneur en moins de 36h, cyclosportive en moins de 27 h.
Pour la deuxième fois, je me lance seul sur la cyclosportive espérant faire mieux qu’à ma première participation. La préparation pour cette aventure s’est faite de façon plus rigoureuse: entrainement, alimentation, préparation physique et mentale…On partira moins stressé, parce que déjà faite.
Mais rien n’y fait, sur la ligne le palpitant tape la chamade. Au coup de sifflet, tous se collent à la voiture ouvreuse, et on déboule à 35, 40 km/h sur plus de 120 km. Priorité aux coureurs. Une escorte de motards bloque les ronds points, nous font passer au rouge, toute la chaussée est pour nous. Petit vent de face, 34°, pas un nuage. Une organisation phénoménale, une sécurité irréprochable. Mais cette vitesse demande la plus grande des vigilances, et PATATRAQUE, 4,5 vélos se fracassent brusquement sur le bitume, m’entrainant dans leur chute. Misère de misère, je me relève, remet ma chaine, pour voir au loin mes compagnons de route fondre vers l’horizon. En quelques secondes, des mois de préparation pour réussir au mieux cette aventure, tombent à l’eau. Les voitures assistantes sont encore là, et dans leur sillon, je reprends du terrain, mais non sans peine. Pas facile de se résigner quand on a une tête de mule comme la mienne. Arrivé à moins de 100 mètres du peloton, après plus d’une demie heure de chasse, plus rien dans les cannes, plus de moyen pour faire la jonction. Faut les laisser filer, quelle rage!!!, quelle colère!!! Maintenant il faut récupérer, s’alimenter, et en profiter pour enfin admirer ces magnifiques paysages traversés la Charente, la Vienne. Des groupes de cylo se reforment, puis la moyenne horaire remonte... 20h à ma montre, l’obscurité pointe à l’horizon. Martizet, deuxième pointage, « 2 demis citron pour moi garçon », j m’enfile un petit casse-croûte entre mes 2 verres de bières, allume les feux avant et arrière de mon vélo, et me voilà reparti seul. La magie de la nuit vient prendre place.
Le stress s’installe, je dois rejoindre le plus rapidement possible ce serpent mystérieux rouge et jaune qui gigote dans tous les sens, au loin: c’est une image surprenante que j’ai plaisir à revoir dans tous mes circuits de nuit: tous s’activent, pressés, petite loupiote rouge à la selle, gilet sécurité fluo volant au vent, ils se dépêchent, ils se hâtent, « faut retrouver le jour au plutôt ».
La fraicheur de la nuit redonne des forces. On y voit moins bien, mais on pédale plus vite « étonnant, n’est ce pas ? ». Ma petite équipe se dirige bon train vers un ravito où soupe, café chaud, et casse-croûte vont être engloutis goulûment. Dans nos bidons les boissons restent fraiches, tous se pressent, mais tous redoutent la « cagnasse » du matin à venir.
Plus que 200 km de parcours, j’abandonne le groupe pour rouler à 30km/h sur de longues routes linéaires bordées de forêts. Les jambes sont bonnes, quelques douleurs aux bras, au cou, au dos, mais peu importe, les jambes sont bonnes, laissons-les faire. Le Centre, le Loiret, L’Essonne: les bosquets habités de ces magnifiques vaches nous regardant l’air surpris, ont fait place aux longues plaines de céréales. 12h à ma montre et de nouveau 34°, pas de nuages, plus que 40 km à couvrir, les jambes brûlantes, je me retrouve à nouveau dans le creux de la vague. « Un coup de pompe si près du but? Quelle poisse!!! un Tourmalet en région Parisienne??? »
Les 2 ultimes bosses à franchir furent interminables. Les derniers kilomètres furent les plus pénibles de ce périple. Mais enfin, là, au fond de ce boulevard de Balainvillier, la ligne d’arrivée. Quelle joie!!! Quelle satisfaction!!! Quelle fierté!!! « J’ai fini, j’ai fini, je l’ai fait. » 623 km en 23h35, poses et pointages compris, après une chute, pas mal mon petit Marcel!
Mais c’est fini, autant de peine, autant de souffrance ce sera ton dernier Bordeaux-Paris, t’en a bavé !
Je garderai, à jamais au fond de moi, tous ces moments difficiles, et toutes ces bonnes parties de manivelles, qui ont fait de cette traversée un de mes meilleurs souvenirs cyclistes.
24h se sont passées que déjà, dans ma tête, un esprit de revanche renait. Je suis persuadé qu’en 2012, Marcelou sera présent pour reprendre le départ avec l’espoir d’entrainer le team JP1C avec lui
samedi 19 juin 2010
Par Laurent Devoyon le samedi 19 juin 2010, 16:02 - Cyclosportive
Sur la ligne de départ flotte (pas celle qui nous attend un peu plus loin) une impatience matinale où chaque groupe arbore son oriflamme. L’escadrille des « Je porte un casque.com » est présente sur la première ligne. Unis, tels des jumeaux, par leurs rêves partagés et un même maillot, ils savourent ces quelques instants de bonheurs qui présagent des moments plus douloureux. Ils le savent et regroupés tels les sept samouraïs, ils s’apprêtent à ferrailler des manivelles. Car guerrier, il faudra l’être pour venir à bout de la QUEBRANTAHUESOS et de ses 205 km de pèlerinage à travers les Pyrénées espagnoles et françaises.
7h30 En fait de décollage (escadrille oblige), dès le coup de canon, le climat est à l’assaut, à l’estocade devrais-je dire. Les premiers kilomètres se font à une vitesse qui hallucine le regard des spectateurs. Et bien sûr, dès les premiers hectomètres, notre « poulet » (Yves), soucieux de montrer nos couleurs, gratifie le peloton d’une figure de style digne d’un grand prix moto, guidonnage à l’appui. Mais avec une certaine maîtrise (non dissimulée !!!) et après un arrêt d’urgence pour une réparation éclair, il rejoindra toujours avec le même brio l’assemblée. Il est à regretter qu’il n’ait pas eu les applaudissements qu’il méritait.
C’est au bout de 40 bornes, et en moins d’une heure que nous abordons le col du Sompor, première tranche de haute montagne de la journée. C’est aussi ce moment que choisit une compagne non désirée pour se joindre à nous : « la pluie froide et pénétrante » ; elle fera preuve d’une fidélité irritante. Dès le début, le Sompor se montre être un col au goût de bouchon ; bouchons de cyclistes pelotonnés à l’image des spectateurs sous leurs parapluies. C’est ici aussi que les JP1C se dispersent ; chacun décide de mener sa vie comme il le souhaite, s’exprimant au gré des caprices de la pente, même si certains à l’esprit plus chevaleresque, dans un bel élan de compassion, feront cause commune. Ce col tue lentement, les grimpeurs le gravissent disséminés, ils se dispersent sur toute son étendue qu’ils animent d’un mouvement de gestes saccadés qui enchante une foule et la fait s’exalter au son des : « animo, animo, animo… » Plus loin, le grimpeur, excepté s’il est piqué par une guêpe (chose peu probable en ce jour arrosé), continue sa migration trop lente au grand dam de spectateurs qui l’incitent à accélérer au son des : « venga, venga, venga… » Enfin, dans le brouillard dégoulinant apparaît un porche, c’est le sommet. En haut défilent les cyclistes par petit groupes continus, soudés coude à coude dans des moments très forts ou calvaire et apothéose se confondent.
Il faut maintenant aborder l’autre versant, la vallée d’Aspe, par un temps à ne pas mettre un ours dehors, dans la froideur et les périls d’une descente où la route devient cataracte et rigole. Cinquante kilomètres où tous les efforts d’ingéniosité et d’étanchéité resteront impuissants à contenir les flots. Et c’est dans cette ambiance cataclysmique que chaque coureur dans un bel élan de plongée essaye d’harponner la roue de celui qui le précède, formant ainsi des échappées fleuves, et favorisant aussi l’écoulement des flux.
Mais, sournoisement, sans avertissement se présentait l’ennemi public numéro un : « le col de Marie Blanque ». Quatre kilomètres de rampe infernale. Pour beaucoup ce fut la vraie révélation de la journée. Comme l’a si bien écrit Jean de la Fontaine : « ils n’en mourraient pas tous, mais tous étaient frappés ». Rapidement, le compteur affichait des allures de corbillard entre 7 et 9 km/h (voire moins…). Le dicton qui affirme que « tout homme qui s’élève s’isole », prenait ici toute sa valeur. C’est dans ces pentes abruptes à plus de 13% que le cycliste se retrouve seul, même au milieu des autres ; comme il dit : « il gère ». Il dodeline du chef et des épaules, le nez dans le guidon il progresse ; parfois il lève la tête pour mesurer l’immense vide qui le sépare du sommet, mais jamais il ne se retourne. Puis tout à coup, on le voit se redresser, il convertit les rictus de son visage en un sourire des plus radieux, il se met en danseuse et semble avoir retrouvé un coup de pédale des plus aériens. En fait, tout cela pour un bref instant de gloire numérique, car il passe devant les photographes. Dix mètres plus loin, c’est le retour aux affaires courantes de notre charmeur éphémère.
C’est enfin le sommet ou le flot des cyclistes coule goutte à goutte comme une fuite d’eau. Nous y retrouvons notre grimpeur qu’un sorte de torpeur semblait avoir accablé ; sans doute la malédiction du pourcentage. Le voilà qui s’arrête et par enchantement, après avoir absorbé un filtre magique sorti d’un mystérieux récipient, il retrouve ses ailes (n’y voyait ici aucune allusion) ; il s’ébranle et part dans une descente vertigineuse en lançant son terrible cri de guerre : « cocoricoooo… ».
C’est la descente vers le dernier col, celui du Portalet. Elle se fait avec précaution et dans le bas lui succède quelques kilomètres de plat qui voient se former de nombreux paquets de cyclistes regroupés tels des moutons de Panurge, recherchant quelque réconfort.
Arrive enfin un panneau annonçant le sommet du col à 29 kilomètres ; puis le suivant à 28 km ; et un autre 27 km ; encore un 26 km et ainsi de suite ; un autre et un autre, encore et encore ; ces panneaux se présentent avec une telle lenteur que l’on a l’impression que le sommet recule sans cesse. Bien sûr les pentes y sont moins dures, mais les coureurs y consument leurs dernière énergie, avec gloutonnerie pour certains, sachant que c’est le dernier grand col. Et même si en arrivant au sommet on en a « ras le col », on ne peut s’empêcher d’accélérer au milieu d’une foule nombreuse et parmi les : « animo, venga et autres opa » de plus en plus vigoureux. S’y ajoutent les « campéon » de prestige pour tous ceux qui franchissent la montagne. Ouf, c’est la descente vers l’Espagne, la pluie s’arrête et la route devient de plus en plus sèche ; au fond de la vallée on devine un soleil encore timide, mais non moins accueillant.
Les kilomètres défilent sur une belle route jusqu’à ce que l’on soit dévié vers un village aux allures de « Paris Roubaix » avec ses pavés déchaussés ; annonciateur de l’ascension de l’Hoj de Jaca, pour ceux qui l’avaient oubliée. Un petit col de deuxième classe, deux kilomètres à plus de 8%. Il faut quand même aller le chercher à plus de 1200m ; plein de détours, de rampes, avec un revêtement fissuré qui fait plus penser à une allée de jardin qu’à une route ; une montée très étroite, assez protégée qui donne l’impression de se trouver dans un stade au milieu d’un public vociférant et débordant.
Passé le sommet, il suffit de redescendre pour retrouver la belle route et la plaine qui nous ramène vers une belle victoire et une ligne d’arrivée tant convoitée. Cette QUEBRANTAHUESOS est une cyclosportive qui n’usurpe pas son nom ; cascadeuse, éreintante, mais exaltante, elle vous brise vraiment les os. Il faut convenir que ce n’est pas de la petite bière, même si une fois la ligne d’arrivée franchie, s’ouvre devant les coureurs un stand du houblon à l’image de cette course : « monstrueux ». Après s’être fait rincé par le Bon Dieu toute la matinée, il était de bon ton de se faire rincer par un de ses saints ; en l’occurrence la dégustation de San Miguel s’imposait, ravivant autant le palais que l’estomac et le souvenir. Une superbe organisation, près de 6000 participants et aucun moment d’attente, pas de couac, tout est rodé et fait pour le cycliste. Une très belle aventure qui nous a permis, une fois de plus de hisser haut les couleurs du team dans des maillots certes dégoulinants, mais toujours aussi étincelants :
- Christophe Marizy 7h29 - Philippe Pallares 7h32 - Yves Derudet 7h35 - Jean-Denis Gely 7h44 - Christophe Bonzoms 7h49 - Laurent Devoyon 8h54 - Patrick Cazillac 8h54
Départ en ère ligne pour le Team
Toujours une grande convivialité et une bonne humeur
jeudi 17 juin 2010
Par Laurent Devoyon le jeudi 17 juin 2010, 16:27 - Hors stade
mardi 15 juin 2010
Par Laurent Devoyon le mardi 15 juin 2010, 04:53 - Hors stade
A l’occasion de la sortie du 6e tome des Vélomaniacs, la BD qui ne manque pas de selle, Bamboo Edition et l’association Je porte 1 casque s’allient sur Facebook le temps d’un jeu-concours pour vous offrir des cadeaux très vélo.
1er prix : un album les Vélomaniacs T6 offert par Bamboo Edition et un casque offert par l’association Je porte 1 casque 2e au 5e prix : un album les Vélomaniacs T6 offert par Bamboo Edition.
__Début de l’événement : lundi 28 juin à 9h00 Fin de l’événement : Lundi 5 juillet à 23h55__
Pour remporter l’un des lots mis en jeu, rien de plus simple, il vous suffit de : - confirmer votre participation à cet événement - rejoindre le groupe Je porte 1 casque clic ici - devenir fan de Bamboo Edition en cliquant sur le bouton « J’aime » clic ici
Merci de bien respecter les trois conditions ci-dessus pour valider votre participation. Ce concours est ouvert à tous les membres de Facebook, résidant en France métropolitaine, Suisse et Belgique.
Bonne chance à tous !
dimanche 13 juin 2010
Par Laurent Devoyon le dimanche 13 juin 2010, 16:14 - La vie du Team
dimanche 30 mai 2010
Par Laurent Devoyon le dimanche 30 mai 2010, 17:09 - Cyclosportive
Magnifique week-end touristique pour l'équipe JP1C sur la Laurentine Randonnée de 175 KM à travers l'arrière pays Niçois. Un régal pour les yeux: de nombreux villages accrochés sur des flancs de falaises, des clochers dominant les gorges. D'interminables "bosses" ou cols aux dires de mes cannes un peut fatiguées à l'arrivée. Bouillonnantes rivières et bruyantes cascades pour couvrir enfin les piaillements notre cher Poulet toujours trop bavard. Sacrée volailles!!! le Roi de la logistique, la Reine de la tactique aussi. Que ferait-on sans lui. Une Team soudée tout au long de ce splendide parcourt, ou l'on a pu copieusement se restaurer à tous les ravitos. Organisation parfaite, un beau temps au rendez-vous, une dernière préparation pour les prochains chantiers de l'équipe: "La queos quebralta en Espagne" 210 km 3000 m de dénivelé pour les uns, et "Bordeaux- Paris" en solo pour Marcelou, 640 km en moins de 24h, on espère!!!!! Tous très pressés de se retrouver sous les lignes de départ. Marcel dit l'aigle des Corbières
Le Team avant le départ
Les belles tenues sont de sorties
Bizarre d'avoir autant de casqué à un ravitaillement
La bonne humeur est toujours de mise
Ils sont bons les sandwiches Payou ?
Un bon verre de coca
Même notre grimpeur a pris le temps de se ravitailler
Profitez c'est le dernier celui-ci
vendredi 21 mai 2010
Par Laurent Devoyon le vendredi 21 mai 2010, 20:40 - Hors stade
Ce soir une partie du Team c'est donné rendez-vous pour offrir à Daniel Renault un de nos partenaires, un maillot souvenir de notre dernier week-end. Le maillot des 10h00 du Coeur nous a été offert par Philippe Boyer et dédicacé par Cécile et Cédric Ravanel, Paul Belmondo, Bernard Darniche, Phillpe Boyer. Une fois cette photo souvenir dans la "boite" nous avons bu le verre de l'amitié tout simplement au sein du garage. Devinez, qui a animé ce début de soirée ? quoi ? qui ? cot cot cot .......
JD, Pat, Marcellou, Paya, Daniel, Le Poulet, Laurent
Un Poulet en cage
dimanche 16 mai 2010
Par Laurent Devoyon le dimanche 16 mai 2010, 21:54 - Cyclosportive
Participation du team sur ce Mécénat Chirurgie Cardiaque au Castelet 350 coureurs répartis en 115 équipes, dont 40 coureurs en solo pour 10 h de course, et voilà la photo Circuit Paul Ricard: après quelques lacés, ce dévoile pour moi, petit coureur de cyclo, cette grandiose entrée du circuit. Mes poils commencent déjà à friser, angoisse du jamais vue, peur du gigantisme??? Sur le parking, c'est le grand déballage. Des vélos des sacs des coureurs dans tout les sens. Lolo arrivé avant nous, nous oriente vers nos boxes, pas le temps d'ouvrir les sacs que le portail se lève, et là…. La piste de départ, au dessus de nous les tribunes, de l'autre coté du muret, la ligne d'arrivée. Mon palpitant commence à jouer des castagnettes. Le Team qui doit se préparer pour du long a choisi de rester groupé pour ces 10h00 d'enduro. Payou et lolo, sont en équipe, ils profiteront pleinement de cette organisation pendant leur repos respectif. Le départ se fait groupé, pour les coursiers d'une ou deux heures, et pour les galériens engagés sur 10h00. Sur trois tours, tous sont à blocs, mais le bon sens reprend vite le dessus, et voilà que chacun prend son train. Les ULM pour 10 h00, et les mirages pour la course en relais. L'envie de s'accrocher à ses avions passant à notre gauche sur cette large et magnifique piste, est grande. Mais le Poulet donnera de son caquet pour réguler l'allure. Le rouleau se met en place, et voilà l'équipe bravant le vent, et oui il nous a suivis jusqu’ici. Après 5 h00 de route, pose "casse dal", comme prévue. Une fois " la boite à ragout" remplie, dixit le Poulet, c'est repartie pour 5 h00. Riche expérience, que cette épreuve d'endurance ou l'on mène dans nos roues Monsieur Paul Belmondo, et ou l'on se fait doubler par un V8 nommé Richard Virenque. Le drapeau se baisse enfin, toute la tension retombe, récupération, récupération, voilà la seule réclamation criée par mon organisme, alors que je ne pense qu'aux erreurs commises, et à la façon dont je roulerais sur la prochaine édition. Tout le monde rentre satisfait, Lolo, Jean, Chris, Pat, Payou, Christophe, Le Poulet, Marcelou, Yannick et l'invité surprise Michel dit "grosse cuisse" à cause de ses bielles impressionnantes. Bravo et merci à tout les organisateurs et participants de ce mécénat, et à l'an prochain. Par Marcelou dit l'aigle des Corbières
L'apéro de la veille est une tradition au sein du Team
Il est tôt mais nous sommes prêt à affronté 10h00 de vélo
Allez, c'est parti pour le tour de chauffe
Le Team est lancé est bien lancé
Passage de relai entre Payou et Laurent
Après un passage au resto, il est temps de repartir
Notre ami Daniel est venu grossir le peloton des casqués
Courage, ils vous restent quelques ..........heures
Il tourne Laurent ou il est en cuisine ?
dimanche 9 mai 2010
Par Laurent Devoyon le dimanche 9 mai 2010, 21:19 - Cyclosportive
En ce dimanche, se déroulait La Lozèrienne, cyclosportive de 130 kilomètres au profil tumultueux, dans la traditionnelle ville de LA CANOURGUE, promu pour l’occasion « ville d’eau ».
La veille, la météo locale, dont l’objectivité n’a pas fini de me surprendre, annonçait pour le dimanche un temps sec et agréable sur le parcours. Mais, je crois que prévoir le temps qu’il fera est aussi aléatoire que de prévoir le temps que nous ferons. Toujours est-il que le bon Dieu avait décidé de prendre son jour de repos, oubliant ses engagements de la veille. Sur la ligne de départ peu avant le signal libérateur, nous avions tous les regards levés vers l’horizon où se profilaient de noirs desseins et une pluie assurée. Comme ont coutume de le dire nos anciens, dans nos contrée méditerranéennes, l’avenir est dans l’eau, alors c’est avec un certain fatalisme que nous abordions notre randonnée.
De plus, le mauvais temps et la pluie ont cet avantage qu’ils renforcent l’instinct grégaire des coursiers. A 9 heures précise, le maire lâche « la bande à bonne eau » vers les routes lozériennes. Et c’est donc sans esprit tactique, mais à fond et groupés que nous déboulons sur les cinq kilomètres de descente qui nous amènent au pied de la montée du col de Trébatut (1100m).
Là, c’est un brusque changement. Embarqués pour une ardente croisière, chacun adopte rapidement un régime de croisière plus adapté au bon vouloir des pourcentages abordés. Unis dans une même galère, une certaine solidarité s’opère dans cette longue montée qui nous emmène jusqu’au sommet et au trentième kilomètre. Petit à petit, le déluge aidant, le rafiot se transforme en arche de Noé d’où s’échappe un troupeau de cyclistes de couleurs et d’espèces disparates ; parmi cette faunes, deux fringants spécimens (normal c’est le début …) de « Je Porte casque.com ».
Au col, petit ravitaillement et on enfile nos imperméables. Bien utiles pour dévaler une très belle descente, où l’on enchaîne parfaitement les courbes sur un excellent revêtement. Rapidement, nous abordons une portion de plat qui nous ramène à notre point de départ à LA CANOURGUE que nous traversons, dédaigneusement sans un regard.
Dès la sortie, nous remontons, vers le plateau en compagnie d’une pluie devenu familière, regrettant malgré tout la grisaille et la brume qui nous cachent des paysages digne d’un meilleur sort. Cette rapide montée, nous conduit sur un plateau vallonné et légèrement montant.
Au sommet, nous débouchons sur un paysage immense et chaotique où s’entaillent sous nos yeux ébahis les gorges du Tarn. Ca donne le vertige. Aussi, Laurent plutôt intrépide en temps normal, hésite à faire valoir son talent libératoire. Roulant sur l’eau, nous dévalons dont héroïquement mais sagement une descente très technique, difficile et interminable, rendue aléatoire par des rafales de vent désorganisées. En fait, même en baissant la tête, nous avions plutôt l’air de produit surgelés dévalant une pente, dans l’emballage de cellophane de nos imperméables, que de véritables coureurs. D’ailleurs, frigorifiés, en arrivant en bas, nous l’étions.
Heureusement, c’est le village de Saint-Enimie, le soixante quinzième kilomètre. Là nous attendent une vingtaine de borne de plat (tout relatif) sur une route très agréable qui serpente au gré du torrent lumineux et d’un vert flamboyant que constitue le Tarn. En s’enfonçant dans ses gorges, nous passons sous la pierre et traversons des villages caméléons où les maisons se confondent avec le roc. Pour moi, surement le meilleur moment de cette Lozérienne.
Mais au centième arrive enfin la fameuse « côte des Vignes ». Simplement un lieu de passage, sur la trajectoire des cyclistes, dépouillée de tout sadisme. On la franchit parce que l’on ne peut pas faire autrement pour rentrer. C’est une ascension digne d’un col pyrénéen qui offre son relief dès le pied, ce qui fait qu’elle ne s’envisage pas de gaité de cœur. Laurent fut-il frappé par la majesté des lieux, où par une pente laissant s’épanouir une pente au delà des 10% ?... toujours est il que le rythme s’est notablement abaissé tout au long de ces six kilomètres. Malgré tout, une montée régulière et cadencée que seule la piqure d’un frelon de passage aurait pu perturber… mais vu le temps, il n’y avait aucun risque.
Mais cette gestion, nous a permis d’aborder les causses et le retour au sein d’un groupe de huit autres coureurs. Soit disant un plateau d’une vingtaine de kilomètre jusqu’à la descente finale. En fait, il faut plutôt s’imaginer sur une attraction de fête foraine, style montagnes russes (au pluriel bien sûr). La descente en fait c’est le rush final de votre montagne russe. Que du plaisir, sur un vrai tapis, une route très large, avec de bonne relance, où l’on peut facilement dépasser les 60 km/h sans pédaler. En bas, il ne vous reste plus que la légère remontée glorieuse dans le village de LA CANOURGUE et c’est ainsi que nous franchirons la ligne groupés en un peu plus de cinq heures.
Les conditions météos, les avanies, les débâcles, les défaillances à quelque niveau que ce soit, font parties des courses cyclistes et ne sauraient en aucun cas entamer la grandeur, le prestige et la qualité de cette « Lozérienne » et de ceux qui y ont contribué : « organisateurs, bénévoles, public et coureurs ». Il est vrai que nous n’avons vu que quelques spectateurs blottis au pied d’un arbre, sous un parapluie, dans l’encoignure d’une porte… ; mais leur ardeur à nous encourager était proportionnelle à celle que nous mettions à venir à bout de notre randonnée. Enfin, on ne dira jamais assez le courage, le mérite et l’amabilité des bénévoles qui en toute humidité ont jalonné notre périple, avec le sourire en prime.
Merci à Ludovic Valentin à sa famille et à toute son équipe pour leur accueil. Et comme l’an prochain, on nous a promis le soleil, nous reviendrons, mais ce coup-ci avec toute la caravane JP1C.
Jean-Denis Gely
Un beau chalet pour passer la soirée
Prêt pour cette nouvelle aventure
Départ en VIP svp
Mais ciel que de pluie
je suis KO KO KO
Après le sport le réconfort
samedi 1 mai 2010
Par Laurent Devoyon le samedi 1 mai 2010, 20:39 - Cyclosportive
Il y a des matins où tu n’as pas envie de prendre le vélo. Nuages noirs sur les Corbières, pluie à l’horizon, tu as envie que d’une seule chose ….. rester sous la couette mais une des grosses valeurs de ce Team est la motivation et le respect des invitations des organisateurs. L’objectif du jour est de rester ensemble pour préparer les prochains rendez-vous. Chacun se met au service de l’autre : son expérience, son envie, ses conseils et enfin motive l’autre. Notre « courage » est récompensé par une belle sortie de 150 kms avec de nombreuses aventures Nous allons ramasser 2 personnes dans un ravin, crever 3 fois, ramasser pas mal de « sans ami » sur la route pour former un peloton. Comme à chaque fois, nos roues sont bonnes à prendre, et ce ne sont pas nos copains Cristoliens qui diront le contraire. Après 5h15 de vélo, une bonne douche et le sandwich de l’organisation, il est temps de rentrer au chaud pour une fin de week-end en mode repos. Cette semaine, le temps ne s’annonce pas au top, alors les organismes vont en profiter pour se reposer un peu.
Nous remercions Julie, son papa, ses amis, tous les bénévoles pour leur accueil et leur disponibilité. Site officiel de la cyclo Sur Les Routes Cathares
dimanche 25 avril 2010
Par Laurent Devoyon le dimanche 25 avril 2010, 21:56 - Cyclosportive
Sacré Team, on a pas fini d'en baver mais on a pas fini de rigoler avec cette équipe. Super journée, merci à tous et bravo à la mascotte du jour, Amélie qui nous tarde de retrouver, sur une nouvelle épreuve
Le binôme d'électro-Pat, à testé les casques féminins ainsi que les nouvelles chaussures spécial-Team, JPC1: détails au pied de Pat l'essayeur Belle tranche de rigolade, merci. Il fallait cela pour se mettre dans ce nouveau chantier
Bravo The boss et son bras droit pour ce moment de bravoure 145 bornes, sans entrainement, et sans trop de canne, fallait le faire Pas de jambes molles dans cette équipe, tout au mental , On ne regrette pas d'avoir signer pour en chier et tous en famille Bonne semaine à tous, et au prochain chantier. Marcel "l'aigle des Corbières"
Je félicite tous les membres du Team pour le superbe week-end que nous avons passé. Un GRAND BRAVO à Amélie qui en venant de balader à fini sur la 3ème marche du podium.

dimanche 18 avril 2010
Par Laurent Devoyon le dimanche 18 avril 2010, 19:05 - La vie du Team
La date du 19 avril était entourée en rouge depuis quelques semaines. Cette date n’a rien d’extraordinaire, si ce n’est le fait de pouvoir rouler au grand complet avec les membres du Team du sud. Ce matin manquait seul à l’appel notre Aigle des Corbières « Marcellou » qui, hier, participait à un brevet de 300 kms en vue d’une représentation casquée lors du prochain Bordeaux-Paris. Le départ à 7h15 était un peu frais. Le brouillard nous accompagnera pendant deux bonnes heures avant de gravir les premiers cols et se retrouver au dessus des nuages. Notre capitaine Payou nous avait concocté une sortie qui ressemble « étrangement » à notre prochaine cylo La Castraise. La première partie est réservée aux passages de nombreux petits cols casse pate. Les descentes sont également magnifiques. L’ambiance du Team est comme le temps, ensoleillée et chaude. La rigolade est là, ça chambre dur mais la solidarité règne en maitre. Les grimpeurs attendent en haut des cols et les plus « lourds » font les descentes (je parle de moi bien sur) En tant que Président, il fallait bien que je teste mon équipe alors j’ai appuyé un peu fort sur les pédales pour casser ma chaine et là comme d’hab. On aurait pu croire à une réparation par Jean mais ayant prit « un coup de béret derrière les oreilles » (expression chaire à notre Poulet) c’est Christophe qui une fois par an doit nous montrer qu’il n’a pas perdu la main. De nouveau sur la route, le Team ne pouvait pas passer devant un des beaux châteaux Cathares sans claquer la photo de la sortie. Merci à JD pour son magnifique talent de photographe. C’est maintenant l’heure de passer Tuchan pour un retour sur le plat avec une prise de relais par tous. En fin de parcours, face au Marin, les hommes les plus en forme permettront aux autres de rester dans les roues. Je tiens à remercier Pat, Tof, JD, Yannick, Le Poulet et Payou d’avoir emmener notre marathonien Christophe, Jean et moi qui sommes encore un petit peu court. Prochain rendez-vous le 24 avril à Castres.

dimanche 11 avril 2010
Par Laurent Devoyon le dimanche 11 avril 2010, 22:08 - Cyclosportive
Félicitations à David et Yannick d'avoir évité tous les pièges de cette cylo. Chutes, mauvaises directions nos 2 casqués ont vécu un dimanche pas très agréable mais sont arrivé entier, c'est bien le principal.
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